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Top 25 : #9 Allan Houston, le Knick éternel

Le Top 25 se poursuit avec aujourd’hui un focus sur Allan Houston, qui occupe la 9ème place du classement. Joueur majeur des Knicks durant la fin des années 90 et le début des années 2000, présent dans l’organigramme de la franchise depuis une dizaine d’années, l’ancien arrière est une figure importante du club de New York.

Des débuts dans le Michigan

Après un cursus complet de quatre saisons (1989 à 1993) à l’université de Tennessee, Allan Houston se présente à la draft 1993 et rejoint les Pistons, qui utilisent leur pick #11 pour le sélectionner. Il y restera 3 saisons, le temps de son contrat rookie, pour des stats personnelles de très bonne facture : 14.3 points (44.5% aux tirs, 41% à trois-points), 2.5 rebonds et 2.2 passes décisives en moyenne par match. Mais à l’été 1996, à la grande surprise des fans des Pistons, il décide de rejoindre les Knicks, sans même entamer quelconque négociation avec Detroit pour une éventuelle prolongation de contrat. Débute alors le début d’une longue histoire entre l’arrière et la franchise de Manhattan.

Pas effrayé par les lumières de la Grosse Pomme

À l’été 1996, Houston est donc un Knick, et le restera pendant les neuf saisons suivantes, jusqu’à sa retraite. Joueur très talentueux sans pour autant être une superstar, il régalera les spectateurs du Madison Square Garden par ses facilités offensives. Joueur très élégant, très fluide dans ses mouvements, l’arrière des Knicks était particulièrement agréable à voir. Mais Houston était surtout un excellent shooteur : sa bonne sélection de tirs (39.9% de réussite derrière l’arc en 9 saisons), couplée à sa mécanique absolument irrésistible le rendait particulièrement dangereux dans le périmètre. Sur ce dernier point, des joueurs comme Klay Thompson ou Bradley Beal, qui évoluent sur le même poste et sont tous deux des shooteurs géniaux, sont des exemples de comparaison plutôt justes.

Allan Houston, c’est aussi un moment iconique dans l’histoire des Knicks : son game-winner lors du Game 5 du premier tour des playoffs 1999, face au Heat d’un certain Pat Riley.

On se rappelle aussi avec grand plaisir de son coup de chaud sur le parquet des Lakers, un soir de février 2003, où il inscrivait 53 points, en étant défendu une grande partie du match par Kobe Bryant.

Une fin de carrière difficile...

Malheureusement, les dernières années de la carrière de Allan Houston avec les Knicks ne furent pas aussi bonnes que ce que les fans, le joueur et le club auraient souhaité. La faute à un physique qui a commencé à le trahir lors de la saison 2003-2004, soit le pire moment imaginable… Pourquoi le pire moment ? Car deux ans plus tôt, lors de l’intersaison 2001, il signe une prolongation de contrat massive : 6 ans et 100 millions de dollars. À l’époque, ce nouveau contrat faisait de lui le joueur le mieux payé de l’histoire du club.

Mais si les deux premières saisons qui suivirent cette prolongation furent très bonnes (20.4 puis 22.5 points de moyenne par match, seulement 5 matchs manqués), la suite fut moins glorieuse… Seulement 50 matchs joués lors de la saison 2003-2004, puis 20 matchs la saison suivante, à l’issue de laquelle il prenait sa retraite alors même qu’il lui restait deux années complètes de contrat ! L’inévitable se produisait alors : les Knicks, entre 2005 et 2007, dépensaient près de 40 millions de dollars de « luxury tax » pour payer Houston, qui n’avait pas passait une seule seconde sur les parquets sur cette période…  En 2008, il tente un comeback, sans succès, et intègre alors l’organigramme de la franchise.

Fidèle aux Knicks depuis 2008

Depuis 2008 et la fin « officielle » de sa carrière, Allan Houston n’a cessé de gravir les échelons au sein des organes dirigeants de la franchise. D’abord assistant président, puis assistant GM pendant plusieurs années, il obtient ensuite son premier poste à haute responsabilité à l’été 2019, durant lequel il est nommé GM des Knicks de Westchester, l’équipe de G-League affiliée à la franchise. S’il occupe toujours ce poste aujourd’hui, il pourrait potentiellement bientôt le quitter si Leon Rose, le nouveau président des opérations basket du club, lui offre un poste dans son staff.

Allan Houston chez les Knicks, les chiffres et le palmarès : 

  • 9 saisons, de 1996 à 2005
  • 602 matchs de saison régulière (18.5 points, 3.1 rebonds, 2.5 passes décisives)
  • 60 matchs de playoffs (19 points, 2.9 rebonds, 2.2 passes décisives)
  • Deux sélections au All-Star Game en 2000 et 2001

Source image : David Dow / Getty Images

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