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Top 25 : #22 Larry Johnson, GrandMama dans son jardin

Suite aujourd’hui de notre top 25 des plus grands joueurs de l’histoire des Knicks avec la place numéro 22 : Larry Demetric Johnson.

Sa première carrière aux Hornets

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Champion NCAA en 1990 avec l’université de UNLV, Larry Johnson est choisi avec le first pick lors de la draft 1991 par les Charlotte Hornets. Avec ces 2m01 pour près de 110kg, il est avant tout un monstre physique aux qualités athlétiques hors du commun. Il possède une explosivité rare pour son gabarit, mais aussi une technique balle en main supérieure à la moyenne. 

Rookie de l’année en compilant quasiment 20 points, 11 rebonds et 4 passes de moyenne, il devient all-star titulaire dès sa deuxième saison dans la grande ligue. Ses dunks à répétition et son côté showman font de lui une star naissante. 
Joueur spectaculaire par excellence, il est alors considéré, avec Shaq, comme le futur de la NBA. Il signera d’ailleurs en 1993 le plus gros contrat de l’histoire pour l’époque, 84 millions de dollars sur.. 12 (!!) ans. Et deviendra dans la foulée l’égérie de la marque Converse dans un personnage qui a fait le tour du monde : GRANDMAMA.
Mais lors de ce même été, une grave blessure au dos va changer le cours de sa carrière. Larry perd alors sur sa vivacité et sa détente, et doit progressivement modifier son jeu.
Il est quand même sélectionné avec la Dream Team II et devient champion du monde en 1994.
De retour à Charlotte de nombreuses tensions naissent, notamment entre Alonzo Mourning et Larry Johnson, qui tourne encore à 21 points et 9 rebonds de moyenne. L’équipe explose et les Hornets décident de tout reconstruire. Mourning est envoyé au Heat et Johnson atterrit aux Knicks.

De superstar à super rôle player

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C’est donc à l’été 1996 que Larry Johnson est tradé aux Knicks, en échange de Brad Lohaus et d’Anthony Mason.

L’ère Pat Riley vient de se terminer, c’est désormais Ernie Grunfeld aux manettes du sportif et Jeff Van Gundy au coaching.
Lors de la saison qui suit, les Knicks se font éliminer en demi-finale de conférence par le Miami de… Mourning et Riley. Pour LJ cette saison marque un tournant. Finis les actions spectaculaires à outrance et le gros scoring (il passe de 20 points de moyenne à 12 points), il est désormais un rôle player que Van Gundy utilise à la perfection.
C’est alors que Grunfeld tente un pari risqué et remanie l’effectif. L’équipe tourne encore autour d’un Ewing certes moins dominant mais toujours autant patron, et c’est désormais les Sprewell, Houston ou encore Camby qui vont tenter d’aider The Beast from the East à obtenir sa bague.

Les Knicks de 99’

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Comment maintenant ne pas parler des Knicks de 99’, dont Larry était un cadre. Cette équipe, huitième de conférence, qui enchaine les upset en playoffs pour atterrir en finale NBA, quel souvenir incroyable pour les fans orange et bleu. 
Et LJ n’est évidemment pas étranger à cette réussite. Son évolution dans son jeu est absolument remarquable. Leader vocal de la défense au côté du grand Pat, il est capable de défendre sur tout les postes du frontcourt. Le trio Houston-Sprewell-Ewing s’occupe du scoring avec 17 points de moyenne chacun, et Johnson les complète à la perfection avec 12 points, 6 rebonds et 3 passes. Il est le joueur parfait dans le système Van Gundy.
Après avoir éliminé le Heat de Mourning (rivalité absolument mythique) sur un buzzer beater série winner d’Houston, la demi-finale se finit par un sweep contre les Hawks avant de battre les Pacers en finale de conférence 4-2. C’est d’ailleurs pendant cette série que Johnson inscrit un shoot de légende qui est encore dans la mémoire de tous (cf paragraphe suivant).
Au moment d’affronter les Spurs de Duncan-Robinson en finale NBA, Patrick Ewing est out et Larry Johnson est diminué à cause d’une blessure au genou contractée face aux Pacers. Les Knicks s’inclinent finalement et logiquement 4-1.

Des finales malheureusement à l’image de la carrière de LJ, gachée par les blessures…

Johnson fires a three, and it’s good, AND HE’S FOULED

Venons en maintenant au shoot le plus iconique de l’histoire du Madison Square Garden.

5 juin 1999, match 3 des finales de conférence contre Indiana. New York est mené 91-88 points à 11.9 secondes de la fin du match. Remise en jeu Charlie Ward, le ballon est à deux doigts d’être intercepté mais arrive finalement dans les mains de Larry Legend. Petite feinte de tir, le défenseur saute et touche la hanche de LJ, qui prend le three avec le contact. Ficelle et… faute ! Le public se lève comme un seul homme, le MSG est en ébullition. Larry court vers le milieu du terrain mais Chris Childs le rattrape aussitôt. Il faut maintenant mettre le LF. 91-91. Sans trembler, le lancer franc est converti. Victoire 92-91 et les Knicks mènent 2-1 dans la série.
La Mecque du basket a connu des actions qui sont entrées dans la légende, mais celle-ci arrive arrive tout en haut pour bon nombre de suiveurs. Comme le résume si bien Mike Breen : « si vous êtes fans des Knicks et que vous n’avez pas la chair de poule en revoyant cette action, quelque chose ne va pas chez vous… »

Fin de carrière prématuré

C’est à l’aube de la saison 2001 que Larry Johnson, seulement âgé de 32 ans, annonce sa retraite sportive, lassé de ses blessures à répétition et d’une douleur au dos permanente.
Comment ne pas regretter ses blessures qui l’ont certainement privé d’être un franchise player sans hésitation.

Mais par son éthique de travail, LJ a su réagir, modifier son jeu et entrer dans la légende des Knicks en cinq saisons. Il retrouvera d’ailleurs la franchise en 2012 dans un rôle d’ambassadeur, rôle qu’il occupe encore aujourd’hui. 

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Larry Johnson, chez les Knicks, en statistiques

5 saisons, 330 matchs joués et 4 campagnes de playoffs.

En saison régulière:

12.3 points
5.5 rebonds
2.3 passes

En playoffs:

12.8 points
5 rebonds
1.8 passes

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