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Top 25 : #21 Micheal Ray Richardson, le prodige déchu

Suite de notre Top 25 avec aujourd’hui un focus sur le 21ème de ce classement, Michael Ray Richardson. Un joueur qui a débuté une carrière prometteuse avec les Knicks, avant de s’écrouler, cédant aux innombrables vices que la ville qui ne dort jamais pouvait offrir…

Un Texan à New York

Natif de Lubbock, dans le Texas, Micheal Ray Richardson n’était pas destiné à rejoindre les brillantes lumières de New York. Mais c’est pourtant ce qui produisait le soir du 9 juin 1978, jour de la draft. Détenteurs du 4ème pick, les Knicks sélectionnaient cette arrière de 1m96, issu de l’université de Montana, au sein de laquelle il avait effectué un cursus complet de 4 saisons. Le Texas, le Colorado (état dans lequel il s’installa à l’âge de 6 ans avec sa mère), le Montana… puis Manhattan. Pas habitué aux grandes villes, celui que l’on surnommait « Sugar Ray » débarquait donc dans la ville la plus flashy du pays, près à devenir une star.

Des débuts timides… puis les sommets

Son début de carrière, comme bon nombre de rookies à toutes les époques, est plutôt calme. Il termine sa première saison avec les Knicks à 6.5 points (41.4% de réussite aux tirs), 3.2 rebonds et 3 passes décisives en 72 matchs, pour 16.9 minutes en moyenne passées sur le terrain. Au sein d’une franchise qui tente d’oublier les départs récents de ses légendes Walt Frazier et Willis Reed, le rookie Richardson peine à s’imposer.

Mais cela va rapidement changer. L’année suivante, sa deuxième dans la ligue, l’arrière explose déjà : 15.3 points (47.2%), 6.6 rebonds, 10.1 passes décisives et 3.2 interceptions. Il terminait la saison en étant leader dans les deux dernières catégories citées, faisant alors de lui, à l’époque, le premier joueur de l’histoire NBA à réaliser un tel exploit. Bien entendu, il était également sélectionné au All-Star Game. Invitation qu’il recevra également les deux saisons suivantes, faisant de lui un All-Star à trois reprises lors de ses quatre premières saisons dans la ligue… Une future énorme star était en train de naitre dans la Grosse Pomme.

L’été 1982, le début de la fin

Après quatre premières saisons de très bonne facture, Sugar Ray aborde l’avenir avec confiance. Il est le visage des Knicks, franchise la plus flashy de la ligue, il rivalise déjà avec les meilleurs de la ligue à son poste, il est déjà trois fois All-Star… Bref, tout semble rouler pour le mieux. Mais vient alors l’été 1982, le tournant de la carrière du joueur. Les Knicks ont engagé un nouveau coach en la personne de Hubbie Brown. Chargé de relancer une franchise pas en grande forme, le coach n’est pas le plus grand fan de la star du club. Sa personnalité haute en couleurs et son attrait avéré pour les vices en tous genres qui courent les rues de New York ne sont pas du goût de son nouvel entraineur, qui décide alors de le transférer vers les Warriors, en échange de Bernard King, qui deviendra rapidement la nouvelle icône du club. Sugar Ray prend donc la direction de la Californie, première étape de ce qui sera le déclin progressif de sa carrière en NBA…

Pour connaitre la suite de sa carrière loin de New York, on ne saurait que trop vous inciter à lire avec attention l’excellent article rédigé par Benjamin de The Knicks Book, à retrouver juste ici. Si nous sommes en mesure de faire la rétrospective de la carrière de Richardson chez les Knicks, on préfère vous rediriger vers son travail de qualité pour en connaître la suite en détails.

Micheal Ray Richardon chez les Knicks, en chiffes :

  • 4 saisons, 315 matchs joués (79 en tant que titulaire)
  • 14.2 points (46% aux tirs), 6 rebonds, 7.1 passes décisives et 2.6 interceptions en moyenne par match
  • 3 sélections au All-Star Game (1980/1981/1982)
  • Un titre de meilleur passeur et intercepteur de la ligue lors de la saison  1979 – 1980

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