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Top 25 : #11 Bill Bradley : Du basket à la vie politique, un homme engagé

Retour du top 25 et aujourd’hui nous allons parler d’un joueur qui échoue aux portes du top 10, mais qui n’en reste pas moins un joueur emblématique des Knicks de New York…. Bill Bradley.

Carrière pré-Knicks

Lors de son cursus universitaire à Princeton, Bill Bradley tournait à 30.1 points de moyenne en trois saisons (1962 – 1965), faisant de lui un des meilleurs jeunes joueurs du pays. Ailier talentueux, Bradley était polyvalent, aussi bien à l’aise dans le playmaking que dans le scoring. Ses performances à l’université lui ont valu une sélection pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 1964, compétition dans laquelle il remporta la médaille d’or avec son équipe. Bill Bradley est observé par toutes les équipes NBA, qui voient en lui le  » White Oscar Robertson « .

En 1965, il se présenta à la draft. Ce fut la dernière année de la «  territorial rule  » en NBA. Cette règle avait été créée pour soutenir, à une époque où la NBA restait fragile, les équipes sélectionnant des joueurs stars formés dans les universités proches, dans un rayon de 50 miles. Bill Bradley ayant fait son cursus à Princeton dans le New Jersey, les Knicks ont eu la priorité pour le drafter. Coup du sort, tout cela s’est joué à 1 mile près avec les Philadelphia 76ers. Bradley ne rejoint pas les Knicks tout de suite, il décida de continuer ses études en politique en Europe, et il joua à Milan durant une saison.

Arrivée aux Knicks 

Il rejoint les Knicks en 1967 et débuta au poste d’arrière malgré avoir passé la majorité de sa carrière au poste d’ailier. Seulement, la saison n’est pas un succès collectif ni individuel. Les Knicks s’inclinent en demi-finale de conférence face aux Sixers et Bradley n’est pas à l’aise avec une moyenne de 8 points marqués par match avec 20 minutes de temps de jeu en moyenne. La saison d’après, Red Holzman décida de le remettre à son poste de prédilection, celui d’ailier. Tout de suite, Bradley retrouve ses qualités de basketteur. Lors de sa troisième saison, Bradley est épanoui aux côtés de Willis Reed, Dave Debusschere, Dick Barnett ou encore Walt Frazier. Très complet en attaque (14.5 points, 4 passes et 3.6 rebonds de moyenne), Bradley se fait notamment remarquer par sa défense très agressive et embêtante pour ses adversaires. Cet exercice se termina avec un titre de Champion NBA pour les Knicks face aux Lakers, le premier dans l’histoire de la franchise.

Knicks' Reed: Forever a Captain Among Men - The New York Times
Willis Reed, Walt Frazier, Bill Bradley et Cazzie Russell en 2009. (NY Times)

 

Au fil des années, Bill Bradley va devenir un élément essentiel des Knicks en étant le complément parfait du duo Frazier – Reed. En 1973, Willis Reed n’est plus aussi dominant qu’avant mais Bill Bradley est au sommet de son art. 16.1 points, 4.5 passes et 3.7 rebonds, il sort la meilleure saison de sa carrière et sera récompensé par une sélection pour le All–Star Game, la seule de sa carrière. Les Knicks seront encore champions cette année-là, encore face aux Lakers et Bradley n’en sera pas pour rien. Il finira sa carrière aux Knicks et prendra sa retraite en 1977 après 10 saisons passées dans la Big Apple et deux titres de champions.

Post-carrière

Bill Bradley est également connu pour sa carrière en dehors du basket. Très engagé politiquement en tant que joueur, il le sera encore plus quand il décida d’arrêter sa carrière sportive. En 1978, il est devenu Sénateur des Etats-Unis en représentant l’Etat du New Jersey. Il le sera pendant 18 ans. En 2000. il est également candidat pour l’élection présidentielle mais échouera aux primaires démocrates face à Al Gore. Il a également écrit deux livres au sujet de sa carrière en NBA : Life on the Run en 1977 et Values of the Game en 1998. Bill Bradley est rentré au Hall of Fame en 1983, son numéro 24 est retiré au Madison Square Garden et il est toujours le 10ème meilleur scoreur de l’histoire de la franchise avec 9.217 points inscrits.

 

TIME Magazine Cover: Bill Bradley - Oct. 4, 1999 - Congress ...
 » L’homme qui pourrait battre Gore « , couverture du Time du 4 octobre 1999.

 

Bill Bradley n’est pas le joueur le plus connu de ces Knicks qui ont gagné les deux seuls titres de l’histoire de la franchise, ni le plus emblématique. Mais il est difficile de nier son importance dans le collectif et en défense durant ces campagnes de Playoffs. Aujourd’hui, il échoue aux portes du top 10 de notre top 25 des plus grands joueurs de l’histoire la franchise, mais il n’en reste pas moins une légende des Knicks.

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