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Top 25 : #10 Latrell Sprewell, Knicks de cœur

On continue notre top 25 All-Time et on rentre désormais dans le vif du sujet puisque l’on attaque aujourd’hui le Top 10. Place occupée par un des plus grands chouchous de l’histoire du Madison Square Garden, un certain Latrell Sprewell.

Le basket sur le tard

Né en 1970 à Milwaukee, Sprewell connait une enfance difficile. Son père était dealer, ses parents se sont séparés alors qu’il était encore tout petit et c’est donc chez ses grands-parents que le jeune Latrell passe une grande partie de son enfance. Il devient alors un fan inconditionnel des Dallas Cowboys, et n’a plus qu’un rêve en tête : jouer un jour en NFL.

Et pourtant, alors qu’il a 15 ans, le coach de basket de son université lui propose de venir jouer pour lui. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que bien lui en a pris. Lors de sa première année, au poste de pivot (!), Sprewell finira à plus de 28 points de moyenne (!!).

Ce n’est que lorsqu’il rejoindra l’université d’Alabama, qu’il sera décalé au poste d’arrière. Après une première année délicate, sa deuxième saison est beaucoup plus convaincante (18 points de moyenne), et lui permet de se faire repérer par les scouts NBA.

L’éclosion, la confirmation puis l’étranglement

C’est donc avec le 24ème choix qu’il se fait sélectionner par les Golden State Warriors lors de la draft 92. Propulsé titulaire à cause de nombreuses blessures dans l’effectif, Sprewell termine sa saison rookie avec plus de 15 points 4 passes et 4 rebonds de moyenne, ce qui lui vaut le droit d’être dans la 2nd rookie team.

L’énergie et l’explosivité de Spree en font la base de son jeu, et avec l’appui de Chris Webber, les Warriors regoûtent aux playoffs.

A Oakland, Sprewell est adulé, et tout lui réussi avec notamment 3 sélections pour le All-Star Game. Mais la saison 97-98 va tout changer. Les Warriors engagent un nouvel entraineur PJ Carlesimo, et de suite le courant ne passe pas entre le coach et le joueur. Carlesimo qualifie Sprewell d’individualiste et l’arrière fait le pire début de saison de sa carrière. Mais tout ça n’en reste pas là. Le 1er décembre 1997, lors d’un entrainement basique, Carlesimo reproche à Sprewell la qualité de ses passes de manière véhémente. Sprewell demande alors à son coach de ne pas l’approcher, chose non respectée par Carlesimo, et c’est alors que Spree l’agrippa avant de l’étrangler pendant quelques secondes, vite séparé par ses coéquipiers. Ce geste marque la fin de l’aventure californienne de Sprewell.

Golden State le suspendra 10 matchs avant que la NBA ne surenchérisse pour 1 an !  (sanction finalement réduite à 68 matchs).

La résurrection à New-York

C’est donc lors de la saison 1998-1999 que Spree débarque dans la Grosse Pomme en échange de John Starks, Terry Cummings et Chris Mills. Après des excuses publiques à l’ensemble de la Ligue, Sprewell est prêt à en découdre. Il jouera toute la saison 1999 dans un rôle de 6ème homme de luxe, le poste d’arrière étant occupé par Allan Houston. 16 points, 5 rebonds et 2.5 passes par match, le tout avec une énergie débordante, il en faut pas plus au numéro 8 pour mettre le MSG dans sa poche.

Et tout va se confirmer lors de la fameuse campagne de playoffs absolument all-time de 99’. Si vous ne la connaissez pas (encore), ou si vous voulez la relire une énième fois, on vous laisse retourner sur notre place numéro 23 – Larry Johnson.

Comme pour montrer à toute la NBA qu’il s’agissait d’une erreur, Sprewell joue le meilleur basket de sa carrière pendant cette post-season. Il terminera les playoffs meilleur marqueur de l’équipe avec plus de 20 points de moyenne, et hissera encore son niveau lors des Finals, tentant de masquer les absences d’Ewing et Johnson (26pts de moyenne). Son game 5 est la définition même de Latrell Sprewell : 35 points, 10 rebonds, une hargne et une énergie à faire exploser le Madison Square Garden. Malgré tout ça les Knicks s’inclinent 4-1 mais Spree a bel et bien montré le joueur qu’il était. 

Pour la saison suivante, Sprewell devient donc titulaire indiscutable dans cette équipe qui a encore l’ambition de viser haut. 50 victoires, 32 défaites, une 3ème place à l’Est et 19 points, 4 rebonds 4 passes de moyenne pour Spree, le tout couronné par une 4ème participation au All Star Game, une première sous le maillot orange et bleu. Mais les Knicks échoueront cette fois-ci en finale de conférence, face aux Pacers venu prendre leur revanche de l’année précédente.

Les années suivantes, l’équipe n’arrive plus à briller mais Sprewell continue d’enflammer le Garden, notamment avec des matchs à 49 et 48 unités en moins d’un mois, ou encore avec un record de 9/9 à 3pts contre les Clippers.

Après une bagarre sur un yacht (on ne peut pas tout changer non plus !) et une blessure à la main, son impact dans l’équipe chute petit à petit et c’est en 2003 que les Knicks décident de le transférer aux Wolves, dans un échange à 4 équipes.

 

Sprewell a marqué à jamais l’histoire des Knicks, faisant partie d’une des équipes les plus mythiques de l’histoire.

 

Ses stats à New York

5 saisons

17.9 points

41.8% FG – 35.9% 3PTS – 83.6% LF

4.1 rebonds

3.9 passes

1.4 interception

 

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