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Lamar Peters, le feu follet made in Westchester

La saison NBA étant interrompue pour une durée encore indéfinie, nous n’avons plus grand chose à nous mettre sous la dent en ce qui concerne l’actualité de nos Knicks. Les mauvaises langues diront que nous n’aurions pas eu grand chose à nous mettre sous la dent dans tous les cas, même si la saison s’était poursuivie, et on ne pourrait leur en vouloir. On profite donc de cette période de calme plat pour faire un focus sur un joueur inconnu au bataillon pour la plupart des fans, mais dont le nom pourrait bientôt envahir les travées du Madison Square Garden. C’est Lamar Peters.

Un parcours sous les radars…

Meneur de poche (1m83 pour 84kg), Lamar Peters a effectué un cursus universitaire discret. À la sortie de son lycée de Landry-Walker, dans sa Louisiane natale, il rejoignait l’université de Mississipi State en 2016. Il y a passe trois saisons, produisant des stats honnêtes mais loin d’être éblouissantes pour les scouts NBA : 10.7 points et 3.4 passes de moyenne sa première année et une sélection dans la SEC All-Freshman Team (meilleur 5 des universitaires de première année dans la conférence SEC), 9.6 points et 4.5 passes lors de sa deuxième année, puis 11.9 points, 5.2 passes et 1.7 interception durant sa troisième et dernière année.

À l’issue de cette saison de junior, au printemps dernier, il décide de ne pas revenir pour sa dernière année et se présente à la draft 2019, sans succès. Il rebondit alors en intégrant l’effectif de Summer League des Knicks, et brille par ses qualités de scoreur. Il est donc récompensé par un « Exhibit 10 contract », un type de contrat qui permet à un club NBA de signer un joueur seulement pour le training camp, puis de le lier à son équipe de G-League affiliée. Peters est donc coupé en octobre, à quelques jours du début de la saison, et rejoint les Westchester Knicks, en G-League.

… avant de s’attirer les lumières chez les Knicks

Alors qu’il peinait à se montrer en NCAA, Lamar Peters trouve en G-League un jeu qui lui correspond beaucoup plus. Comme sa grande soeur la NBA, la ligue de développement propose un jeu rapide, très ouvert, moins bridé qu’à l’université. Une aubaine pour ce meneur qui aime courir :

Il y a tellement d’espace. Si la défense envoie une aide, je la vois venir et je peux facilement faire la passe. Je pense que ce style de jeu joue en ma faveur, j’ai l’impression de mieux jouer en G-League qu’à la fac. Il y a plus d’espace, il y a du mouvement perpétuel, les joueurs comprennent mieux comment jouer.

Effectivement, ce nouvel environnement l’a bien aidé : il a bouclé sa saison à 17.8 points et 7.3 passes de moyenne en 32 matchs joués, le tout accompagné d’un superbe 40.1% de réussite à trois-points. Seul ombre au tableau : il perd en moyenne 3.5 ballons par match, un défaut inhérent à tous les meneurs qui aiment jouer vite, mais que l’expérience acquise au fil du temps devait lui permettre de gommer.

Quelques highlights pour se faire une idée rapide du jeu du bonhomme :

 

Un avenir chez les pros ?

Après cet exercice réussi, il semble certain que Lamar Peters a tapé dans l’oeil de certaines franchises en NBA. Il a en tout cas fait ses preuves durant ces 32 matchs de G-League et a prouvé qu’il pouvait appartenir à une rotation chez les pros. Pourquoi pas les Knicks, les seuls à lui avoir offert une chance l’été dernier ? Le chantier qui attend Leon Rose, le nouveau président des opérations basket, est conséquent. Hormis Mitchell Robinson et RJ Barrett, qui malgré certains défauts frustrants ressemblent fortement à des piliers d’avenir du club, il n’y a aucune certitude chez les Knicks. Et avec une draft 2020 qui s’annonce bien plus faible que les précédentes et une free agency vierge de joueurs majeurs, Rose devra tenter des coups pour entourer le duo cité plus haut.

On espère donc que la signature de Peters sera une piste explorée par le front-office. Que ce soit par un two-way contract ou un contrat garanti, il doit avoir sa chance selon nous. Surtout que sur le plan sportif, son profil est intéressant. Il n’est pas aussi explosif que Dennis Smith Jr ni aussi grand et bon défenseur que Frank Ntilikina, certes, mais il excelle dans un domaine dans lequel les arrières des Knicks ont péché cette saison : le tir extérieur. Quand un joueur tourne à 40.1% de réussite derrière l’arc en prenant en moyenne NEUF tirs extérieurs par match, il a sa place dans la NBA d’aujourd’hui, particulièrement chez les Knicks, détenteurs seulement de la 27ème meilleure adresse à trois-points de la ligue cette saison… On l’imagine déjà dans un rôle de sniper en catch-and-shoot aux côtés de RJ Barrett, lui plutot à l’aise balle en main, dans un rôle de créateur. Leon, si tu nous lis…

Crédit photo et source : The Athletic

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