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FLASHBACK #4 – 2016/2017 NEW YORK KNICKS

 

Nouvel opus de Flashback. Pour ce 4ème épisode, retour sur une saison décevante, malgré des attentes légitimesUn ancien MVP et un ancien DPOY débarquent à Big Apple pour épauler un duo Carmelo Anthony – Kristaps Porzingis insuffisant pour élever les Knicks au sommet de la NBA. Suffisant pour accrocher le top 8 ?  Retour sur cette saison en 5 dates : 

22 juin 2016 SuperTeam

Revenons 4 ans en arrière. À l’aube de la saison 2016-2017, le paysage de la NBA change radicalement avec la signature aux Warriors d’un Kevin  Cupcake  Durant désireux de sortir de sa zone de confort… Dans l’ombre de ce mouvement éruptif, de nombreuses franchises tentent de se renforcer. Les belles performances du joyaux letton Kristaps Porzingis la saison passée donne des espoirs aux dirigeants des Bockers, qui souhaitent mieux l’épauler, lui et un Carmelo Anthony de plus en plus dans des rumeurs de départ. La Woj Bomb tombe le 22 juin 2016 : 

Bien que loin de son niveau de 2011, le former MVP Derrick Rose débarque et renforce considérablement le poste de meneur à New York. Pas suffisant pour rassasier le Zen Master qui va proposer quelques jours plus tard des contrats XXL à Joakim Noah (72M/4ans) et à Courtney Lee (50M/4ans). Ajoutez à cela les signatures du dynamiseur Brandon Jennings et du shooter expérimenté Sasha Vujacicet vous obtenez une équipe solide, capable d’accrocher la post-season dans une conférence Est plus faible que sa sœur de l’Ouest. D-Rose voit même plus grand en considérant les Knicks comme la deuxième « Superteam » après Golden State. On se calme Derrick, un bilan positif serait déjà preuve d’une belle saison dans la grosse pomme. 

11 janvier 2017 : Les victoires disparaissent, les joueurs aussi

Alors que les Knicks sont dans les standards annoncés par les bookmakers (16-13), les Bockers vont dégringoler au classement en perdant 9 des 10 matchs suivants. Le point d’orgue de ce marasme new-yorkais intervient le 9 janvier, lorsque Rose ne se présente pas à l’échauffement d’avant-match. Le natif de Chicago  va même ne pas venir du tout, séchant ainsi le match contre les Pelicans. Le problème ? Personne ne semble au courant. Joueurs, dirigeants, insiders, personne ne sait où se trouve DRose. On apprend quelques heures plus tard que le joueur était à Chicago, auprès de sa famille. Une situation lunaire qui mènera à une (grosse) amende de 200 000 dollars. On apprendra quelques temps plus tard les raisons de cette “disparition”. Rose se confie dans son autobiographie sur cette période compliquée mentalement pour lui, proche de prendre une retraite anticipée, à seulement 28 ans :

Je devais rentrer à la maison. Je suis allé chez ma mère. (…) C’était la première fois – et une des rares fois – où on s’est tous assis en famille pour avoir une discussion sérieuse comme ça. J’avais décidé que je ne voulais plus jouer au basket.”. 

29 janvier 2017 : Historic looser 

Il se passe parfois, dans le monde du sport, des évènements impensables, d’une rareté incroyable. Nous sommes le 29 janvier à la Philipps Arena d’Atlanta. Jusqu’ici, rien d’irréel. Juste une rencontre de saison régulière entre Hawks et Knicks. Et pourtant, ce match va devenir un must-watch. Les dieux du basket vont mettre un temps fou à se décider ce soir-là, puisqu’il faudra aux Hawks pas moins de 4 overtimes pour venir à bout des New-Yorkais, qui ne lâcheront rien pendant 68 minutes. À match incroyable, statistiques incroyables. Carmelo Anthony signe son season-high avec 45 points. Le franchise player new-yorkais force deux overtimes mais sera malheureusement fouled-out pendant la 2ème prolongation, comme 3 de ses coéquipiers. En tout, 5 joueurs ne finiront pas ce match puisque Dwight Howard subira la même sanction côté Hawks. 4 prolongations et une défaite, donc, à la fin, malgré deux chances pour Courtney Lee d’envoyer les deux équipes vers une 5ème overtimeCela faisait 66 ans que les Knicks n’avaient pas disputé un match si long. Un match qui peut peser très lourd dans les jambes quand on connaît la cadence infernale des calendriers NBA, surtout lorsqu’il se conclut par une défaite. 

16 mars 2017 : Here we go again 

Comme un symbole, c’est lors d’une rencontre face aux rivaux new-yorkais que sont les Nets que les Knicks atteignent la barre des 42 défaites. Devant pendant près de 3 quart-temps face à une faible équipe de Brooklyn, les Knicks sombrent une fois de plus dans le 4ème quart-temps et s’inclinent contre une équipe qui ne comptait pourtant que 12 victoires avant ce match. Une nouvelle saison dans le négatif pour la franchise Orange et Bleue qui essuie de nombreuses critiques sur le jeu proposé tout d’abord. Le triangle si cher à Phil Jackson semble d’un autre temps, et plus compliqué à réaliser lorsque Kobe et Shaq n’en sont pas les deux principaux bénéficiaires. Les critiques portent également sur les choix du Zen Master et notamment sur le contrat XXL offert à un Joakim Noah, à des années lumières de son niveau de DPOY. De nombreuses critiques qui fragilisent petit à petit un président des opérations basket qui ne fait plus l’unanimité auprès des fans et des décisionnaires, James Dolan le premier. D’autres personnes sont pointées du doigt et notamment Carmelo Anthony, de plus en plus présent dans les rumeurs de trade. Seule lueur dans l’obscurité de la saison new-yorkaise, le développement de Kristaps Porzingis, qui prend de plus en plus de responsabilités et qui confirme les espoirs de sa saison rookie. 

28 juin 2017 : Table rase

Ce qui devait arriver arriva. Si le timing laisse à désirer (le Zen Master est viré quelques jours après la Draft), c’est tout de même une mesure logique que semble avoir pris James Dolan en virant le président des opérations basket Phil Jackson. En poste 3 ans durant, l’ancien coach des Bulls et des Lakers s’en va  en dévalisant la banque  avec un bilan catastrophique de 80 victoires en 246 matchs (32%) et avec quelques déclarations lunaires à son actif, rendant dingues tous fans de GothamEt oui Phil, crier sous tous les toits, en 2016, que le tir à 3 points n’est pas important pour gagner, et que le triangle permettrait aux Knicks de retrouver les sommets, ne pouvait pas rester impuni. Bonne retraite Zen Master, et encore merci pour le contrat de Noah (que les Knicks payent toujours en 2020). Cependant, Le départ de Phil Jackson n’est que la première pierre tombante de l’éboulement à venir. Quelques semaines plus tard, Steve Mills va laisser partir D-Rose aux Cavssymbolisant l’échec d’un trade survenu un an seulement auparavant. Et accrochez-vous, car le plus gros fait de cette postseason new-yorkaise n’est pas encore survenu. Carmelo Anthony, meilleur Knick de la décennie, est tradé au Thunder, contre Enes Kanter, Doug McDermott, et un 2nd tour de draft. La fin d’une époque et un constat mitigé pour le numéro 7 des Knicks. Une chose est sure, les terres devaient brûler pour permettre une replantation complète et saine autour d’un joueur : Kristaps Porzingis. 

SEASON KEYS

Le triangle :

Si l’on devait attribuer à Phil Jackson un défaut, il s’agirai surement de son égo surdimensionné. Incapable de se remettre en question, le Zen Master s’est entêté, 3 ans durant, à forcer ses coachs et ses joueurs à jouer le triangle. Le problème ? Ce système était très efficace avec les Bulls de Jordan et Pippen ou avec les Lakers de Kobe et Shaq. Mais il n’y a aucun joueur de ce calibre à New York. De plus, le jeu évolue. Ce qui fonctionnait il y a 20 ans ne fonctionne pas forcément aujourd’hui. Demandez donc aux adeptes du jeu intérieur des années 90 ce qu’ils en pensent 

 Joakim Noah :

Signé pour une  trop  très grosse somme (72M/4ans), le pivot français a déçu dans ses prestations, loin de ses standards habituels (5 pts – 8,8 rb – 2,2 pd – 0,8 blk). À sa décharge, il n’a pas non plus été épargné par les blessures, lui qui n’a joué que 46 matchs, soit à peine plus de la moitié. Hornaceck lui préfère même le jeune rookie espagnol Willy Hernangomez en fin de saison, en toute logique. La suite de l’aventure new-yorkaise ne sera pas glorieuse pour Jooks et l’aventure se terminera par un Buy-Out en septembre 2018. 

Carmelo Anthony et les rumeurs de trade :

Cette saison ressemblait à celle de la dernière chance pour des Knicks version Carmelo Anthony. Dans un système trop contraignant pour lui, l’ailier new-yorkais n’a pas semblé s’éclater à 100%, comme tout le reste de l’effectif d’ailleurs. Malgré des statistiques toujours aussi bonnes, Melo n’a pas cessé d’être dans des rumeurs de trade tout au long de l’année. Longtemps annoncé aux Cavs pour épauler LeBron, c’est finalement à OKC qu’atterrira l’ancien de Syracuse pour former avec Russell Westbrook et Paul George un big 3 alléchant. 

Le banc :

Brandon Jennings en 6ème homme d’une “Superteam”, ça vous situe le niveau du banc des Knicks. Pas un joueur ne dépasse les 10 points de moyenne en sortie de banc. Des pourcentages catastrophiques pour Jennings, Vujacic, Thomas, ou encore Ron Baker (tous en dessous des 40% de moyenne). Seul Kyle O’Quinn et Kuzminskas sont au niveau d’une second unit. Trop peu pour espérer plus qu’une trentaine de victoires. 

La pression :

On commence à la connaitre la pression à Big Apple… Avec les Lakers, les Knicks sont peut-être la franchise où il est le plus dur de s’imposer, et de réussir. Mettez au milieu de cela un Derrick Rose fragile mentalement, et des attentes beaucoup trop hautes par rapport au niveau réel de l’équipe, et vous obtenez une saison à 31 victoires.

 

Si personne à part Derrick Rose ne semblait voir dans ces Knicks une « superteam », la plupart voyait tout de même les Play-Offs revenir à Gotham. 31 victoires et 51 défaites plus tard, il n’en est rien. Une saison décevante, donc, qui a contraint les dirigeants des Knicks à faire le ménage, que ce soit dans l’effectif, ou dans le front office.

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