Categories FlashbackKnickstory

FLASHBACK #3 – 2010/2011 NEW YORK KNICKS

Flashback Day ! Troisième opus de votre nouvelle série préférée aujourd’hui. Quoi de plus logique pour une fin de décennie que de revenir sur sa genèse, 2010-2011. Si elle n’a rien d’exceptionnelle dans les résultats, cette saison est celle de l’espoir à New York. Deux superstars débarquent au Garden et permettent à toute une ville de rêver à nouveau. 

En 2000-2001, les Knicks s’envolent tranquillement en Play-Offs après une saison à 48 victoires. Il s’agit de l’unique saison à plus de 40 victoires dans cette décennie catastrophique marquée par les coups d’éclats de Stephon Marbury, mais surtout par la difficile reconstruction post Patrick Ewing, et les choix désastreux d’Isiah Thomas.  

À l’aube de cette saison 2010-2011, le tandem Donnie Walsh (GM) – Mike D’Antoni (headcoach) est maintenu et c’est à peu de chose près la seule chose qui ne changera pas à Big Apple. En ce qui concerne l’effectif, la hype des fans, et l’attente générale autour des Knicks, tout va radicalement changer en cette nouvelle décennie. 

Une free agency mouvementée, un blockbuster trade, et des montagnes russes en guise de résultats, voilà comment pourrait être résumée cette saison 2010-2011 à New York, où la patience avait clairement atteint ses limites. 

Retour sur 5 dates importantes de la saison :

8 juillet 2010 : Le Messie 

C’est une date connue de beaucoup de fans de basket. Jour de gloire pour la Heat Nation, cataclysme pour toute la ville de Cleveland. LeBron James quitte les Cavs pour former un big 3 avec son best buddie Dwyane Wade et Chris Bosh. The Decision. Un temps annoncé comme un des favoris pour récupérer  KD et Kyrie  le Chosen One, les Knicks vont finalement se rabattre sur une autre superstar de la ligue. Après 8 saisons pleines en Arizona et un duo avec Steve Nash à faire saliver tout fan de basket, Amar’e Stoudemire décide d’exporter ses talents à Big Apple. L’israélo-américain signe un contrat de 100 millions de dollars sur 5 ans, bien décidé à redorer le maillot blanc-bleu-orange : “ Totalement à l’aise, et totalement confiant quant à mes qualités de leadership qui nous permettront de faire quelque chose de génial cette année, THE KNICKS ARE BACK.”. Une free agency qui ne s’arrête pas à cette acquisition puisque les Knicks signeront au total 7 joueurs et en laisseront partir 9 dont David Lee.

15 décembre 2010 : Larguer les amarres  

Après un début de saison poussif, les Knicks vont enfin se mettre en route avec un match complètement dingue, le 28 novembre contre Détroit, gagné après double overtime. Les Knicks vont alors enchainer 8 victoires en 9 matchs pour passer d’un bilan décevant de 8-9 à un 16-10 bien plus en adéquation avec les propos de Stoudemire en début de saison. Et si le mérite est à attribuer à quelqu’un c’est bien au “Stoud” qui va tout simplement éclipser les 7 matchs de suite à plus de 30 points de Willie Naulls, pour établir un nouveau record de franchise avec 9 matchs consécutifs à plus de 30 points. 37,35,34,31,34,34,36,30, et enfin 39 dans une défaite haletante 118-116 face aux finalistes sortants, les Celtics. Une série impressionnante qui affirme le nouveau statut de la franchise et de son franchise player. Il faudra désormais compter avec les New York Knicks.

21 février 2011: There is no place like home

Malgré des bruits de couloir annonçant une volonté de Melo de signer aux Knicks à la prochaine free agency, la franchise de Big Apple, pas vraiment modèle de patience, va envoyer Gallinari, Felton, Chandler, Mozgov et 3 picks de draft à Denver dans un blockbuster trade qui voit Balkman, Carter, Williams, Billups, mais surtout Carmelo Anthony faire chemin inverse. Les Knicks tiennent leurs deux superstars avec Melo et Stoudemire. Deux jours plus tard, Melo est de retour dans sa ville natale pour affronter les Bucks. Les Knicks vont présenter comme il se doit leur désormais nouveau numéro 7:

Une vidéo tribute sous l’air de Coming Home de Dirty Money dans un Garden déjà acquis à la cause de l’ancien de Syracuse. Le début d’une nouvelle ère pour des Knicks qui souffraient depuis 10 ans.

 

19 avril 2011: So far, so close

Une bombe de Ray Allen à 11 secondes de la fin du game 1, une perte de balle de Jeffries à 5 secondes de la fin du game 2. Voilà la recette pour passer de 2-0 avant deux matchs au MSG à 0-2 avec l’obligation de gagner pour rester en vie. Dur, très dur pour les Knicks tant ils ont regardé les Celtics dans les yeux sur ces deux premiers matchs au TD Garden. Comme si la frustration n’était pas suffisante, New York va perdre au cours de ces deux premières manches Chauncey Billups (game 1) et Amar’e Stoudemire (game 2), laissant un Carmelo Anthony certes, stratosphérique (42pts – 17rb – 6ast), mais surtout bien trop seul. Deux défaites dans le money time qui n’empêchent pas les fans et observateurs de voir en cette série un potentiel mano à mano pouvant aller jusqu’au Game 7. Mais pour ça, il fallait réagir immédiatement.

 

24 avril 2011: Balayés

Pour ce premier match au Madison Square Garden, une réaction est attendue de la part des New-Yorkais. C’est pourtant tout l’inverse qui va se dérouler. Les Celtics vont coller un 9-0 d’entrée pour éteindre un Garden en feu. Les Knicks ne reviendront à aucun moment de cette partie. Pire, c’est un blow-out que subit la franchise de Manhattan. Le trop esseulé Melo n’aura rien pu faire face aux 32 et 38 points du duo Allen-Pierce. Ajoutez à cela le triple double monstrueux de Rajon Rondo (15 pts – 11 rb – 20 ast) et l’issue de la série ne faire guère plus de doutes. Jamais personne n’a gagner une série de Play-Off en étant mené 3-0. La maxime se confirme 2 jours plus tard avec un sweep, malgré le retour de Stoudemire (19 pts – 12 rb à 5/20), dans un match globalement maîtrisé par les C’s, 101-89.

 

SEASON KEYS

Amar’e Stoudemire: 25,3 pts – 8,2 rb – 2,6 ast – 1,9 blk – 0,9 stl (50,2% FG – 43,5% 3PTS – 79,2% FT) en 78 matchs 

Le meilleur joueur des Knicks cette saison, tout simplement. All-Star incontestable, 9ème des votes pour le titre de MVP. Son simple apport a fait de New York une franchise à nouveau play-offable. Sa série de 9 matchs de suite à plus de 30 points à cheval entre novembre et décembre 2010 reste aujourd’hui encore un record de franchise. Malheureusement, Stoud n’atteindra plus jamais les 20 points de moyenne, enchainant les pépins physiques jusqu’à la fin de son aventure New-Yorkaise en 2015. Nul doute que la décennie des Knicks aurait eu un tout autre visage si les blessures avaient épargné le natif de Lake Wales… Que de regrets. 

Landry Fields : 9,7 pts – 6,4 rb – 1,9 ast – 0,2 blk – 1 stl (49,7% FG – 39,3% 3PTS – 76,9% FT) en 82 matchs 

Drafté au second tour dans un anonymat quasi complet, l’ailier-arrière californien s’est parfaitement adapté au système et à la pression New-Yorkaise. Starter sur 81 de ses 82 matchs, il a été un élément aussi essentiel qu’inattendu pour Mike D’Antoni. 2 fois Rookie du mois, 4ème des votes pour le titre de Rookie de l’année, Landry Fields est clairement un steal de la Draft 2010. Malheureusement, sa saison rookie sera sa meilleure dans sa courte carrière NBA de 5 ans (2 aux Knicks, 3 aux Raptors). 

Carmelo Anthony : 26,3 pts – 6,7 rb – 3 ast – 0,6 blk – 0,9 stl (46,1% FG – 42,4% 3PTS – 87,2% FT) en 27 matchs  

wanted to be Bernard King”.

Natif de Brooklyn, NY, fan des Knicks depuis l’enfance, Carmelo Anthony est enfin chez lui. Et si le dicton dit qu’il est compliqué d’être prophète en son pays, l’aventure new-yorkaise commence pourtant très bien pour Carmelo Anthony. Quasiment en 50-40-90 dès son arrivée, Melo a fait ce qu’il sait faire de mieux, scorer. Une belle (fin de) saison pour l’ancien Nugget qui laissera une trace indélébile dans le cœur des New-Yorkais lors de ses 7 saisons aux Knicks, malgré un gout d’inachevé avec une seule série de Play-Off remportée. 

Le trio perdu : Felton, Gallinari, Chandler 

Raymond Felton : 17,1 pts – 3,6 rb – 9 ast – 0,2 blk – 1,8 stl (42,3% FG – 32,8% 3PTS – 86,7% FT) en 54 matchs 

Danilo Gallinari: 15,9 pts – 4,8 rb – 1,7 ast – 0,4 blk – 0,8 stl (41,5% FG – 34,7% 3PTS – 89,3% FT) en 48 matchs 

Wilson Chandler : 16,4pts – 5,9 rb – 1,7 ast – 1,4 blk – 0,7 stl (46,1% FG – 35,1% 3PTS – 80,7% FT) en 51 matchs 

L’impatience des Knicks pour obtenir Carmelo Anthony a forcément eu des répercussions sur l’effectif. Si le départ de Felton est compensé par l’arrivée du plus expérimenté Chauncey Billups, le départ des deux ailiers est plus problématique. Les Knicks ont considérablement affaibli leur banc avec ce trade et plusieurs questions subsistent : les Knicks auraient-ils du attendre la Free Agency pour obtenir Melo, au risque de se faire passer devant par d’autres franchises ? Les Knicks auraient-ils effectuer une meilleure saison sans chambouler l’effectif avec ce blockbuster trade en plein mois de février ? Nous ne le saurons jamais. 

 

Une fin de saison cruelle donc mais porteuse d’espoir pour la franchise New-Yorkaise. Avec deux superstars et du cap space, la décennie aurait pu/du être radieuse au 4 Pennsylvania Plaza. Malheureusement, hormis une belle saison 2012/2013, c’est une nouvelle décennie galère, remplie d’espoirs inaboutis (Linsanity, Porzingis, D-Rose, Noah) que subiront les fans des Knicks.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *